Personne ne peut nier la majesté industrielle Dickensienne exposée dans “The Comic”. Laissez-moi vous parler du comique, pas de BD, pas du film, mais de l'homme... de mémoire.
Le comique est un rouquin obsédé par un rival de comédie club nommée Joey Myers (rappelée constamment) et aussi l’homme le moins drôle de Manchester, comme il semble être incapable d’être engagée même dans les maisons closes. Il y a un moment dans le film où le comique est assis à la fenêtre de son squat en train de fumer un bang et regarde l'obscurité mécanique et froide devant lui. Je pense qu'il y a un bruit de corne de brume. Il fait froid, on peut voir son souffle mélangé à la fumée. Cette courte scène à elle seule est restée dans mon esprit depuis mon premier visionnement, il y’a de ça quelques ans, alors que j’avais oubliée tout le reste du film, comme si c’était une expérience corporelle.
Comme peut être pour Richard Driscoll, réalisateur dont la “carrière” fut jugé au tribunal pour fraude dans l’affaire de l’hideux “Eldorado”, avec Peter O’Toole qui lit ses fiches tout le long, ou encore pire, “GrindHouse 2wo”.
C'est un accident intrigant - c'est pourquoi personne n'a réalisé quelque chose de pareil depuis ou, si le temps tourne en rond, avant.