Un budget « low-cost » comparé aux standards du genre, Gareth Edward montre qu’il est un véritable CREATEUR : plus de 80 lieux de tournage, de beaux décors futuristes, des plans réels, une recherche de lumières (naturelles) et de couleurs, une composition de l’image… Une véritable démonstration qui donne un bon gros uppercut aux grosses productions insipides voire médiocres dont nous sommes habitués depuis de (trop) nombreuses années.
Souvent filmé dans l’obscurité, la pénombre ou dans des teintes de couleurs aurorales ou crépusculaires, The Creator se montre particulièrement économe en effets spéciaux et lorsqu’il y en a, ils envoient !
Le cinéaste nous propose un mélange subtil entre contemplation et spectaculaire nous offrant un voyage à travers la Nouvelle Asie, où tradition et technologie se superposent harmonieusement.
Il y glisse de courtes séquences intimistes apportant beaucoup de sincérité aux relations entre les personnages.
Ne manque peut-être qu’un peu de finesse au récit qui traite de nombreux sujets autour de l’intelligence artificielle et ne manquant pas de critiquer la vision occidentale du monde en égratignant l’empire étasunien au passage.
Ce BLOCKBUSTER D’AUTEUR ne marquera peut-être pas l’Histoire mais Gareth Edward aura au moins le mérite de nous prouver qu’il est possible de faire du bon cinéma de divertissement, à bas coût et à condition de laisser les CREATEURS s’exprimer.