De gros problèmes, notamment le fan-service constant qui saoule un peu, les punchlines, le fait de faire tomber des tonnes de merde sur le dos de ce pauvre Bat à un point tel que le réalisme (modéré mais important dans l'univers) du film soit complètement sapé (les vertèbres déplacés et l'absence de cartilage au genou, le vol de 15 Batmobiles qui ne valent finalement pas grand chose, etc.), les préparations paiement qui tiennent lieu de scénario et cette histoire de prison au Tadjikistan qu'on sait pas bien comment ni pourquoi on y arrive ou on y retourne.
Cela dit, impossible de trop mal noter ce film car il y a quand même des scènes d'action exceptionnelles à la Nolan, celle du plane-jacking du début, celle du stade, la course-poursuite dans les tunnels. Le monde est bien rendu dans une très belle photo et souligné par la musique d'Hans Zimmer qui n'est jamais pas vraiment inspiré. Le cast reste très bon comme dans les précédents et les costumes également.
Le film propose également une réflexion pas si inintéressante sur les inégalités sociales et la perspective d'une révolution dans un futur proche. On est rapprochés du personnage d'Anne Hathaway (girlboss typique qui tape des sprints en talons aiguilles et déboîte des mecs de 100kg), sorte de cambrioleuse morale qui vole chez les riches pour rendre à elle-même. Le méchant très méchant Bane a quand même des idées intéressantes sur la soutenabilité du modèle de notre Gotham à nous et le fait que la révolution s'accompagne d'injustices vient complexifier les enjeux du film. Heureusement, Batman reste le vigilante de droite qui peut sauver Gotham et rétablir l'ordre néo-libéral.