Avec The Do-Deca-Pentathlon, les frères Duplass livrent une comédie douce-amère à l’esthétique minimaliste mais au propos étonnamment riche. En partant d’un postulat aussi absurde que révélateur – deux frères adultes relancent une vieille compétition d’enfance –, le film explore les blessures d’ego, les rivalités persistantes et les liens familiaux mis à l’épreuve.
Tourné caméra à l’épaule dans le style typique du "mumblecore", le film séduit par sa spontanéité et son humour discret. Si le rythme souffre parfois d’une certaine redondance dans les épreuves successives, l’émotion affleure sans jamais sombrer dans le mélo. Le duo d’acteurs principaux, sans briller, incarne avec justesse ces éternels adolescents en quête de réparation affective.
The Do-Deca-Pentathlon n’a ni la prétention ni l’ampleur des grandes comédies dramatiques, mais sa sincérité et son regard tendre sur l’immaturité masculine lui confèrent une vraie singularité. Un petit film sans esbroufe, mais non sans cœur.