Ce n’est pas le film le plus original ni le plus saisissant de l’année, mais le voyage m’a plu même en devinant rapidement les limites et jusqu’où cette histoire allait nous mener.
Le film démarre comme une comédie romantique classique, avec la formation de ce beau couple vivant dans la maison new-yorkaise idéale et dans les préparatifs de mariage.
Et puis on sort de ce semi-ennui par la révélation qui va tout chambouler.
L’alchimie est bonne entre Pattinson et Zendaya, je savais le premier capable de pousser les curseurs à fond afin d’exprimer la gêne, la peur et le malaise ce qui sied bien à l’ambiance tragi-comique du film.
Zendaya réussit à lui donner le change au même niveau ce qui donne beaucoup de crédibilité à cette relation.
Cette paranoïa mettant en danger ce futur mariage nous offre une mise à nu brutale de leur personnalité que nos amoureux s’inflige alors qu’ils sont censés être sur leur petit nuage.
Ce qui permet de mettre en perspective des problématiques purement américaines, de chercher à partir d’où commence la déviance, de montrer qui serait le plus ridicule, le moins emphatique et le plus malveillant dans cette crise.
Je vois ça comme l’histoire d’un mûrissement express de jeunes insouciants à l’occasion d’un déballage et d’une petite brutalisation des conventions.
Ça me convient bien que le film ne vrille pas totalement dans le cynisme parce que nos deux héros deviennent attachants malgré tout.