The Dreadful
3.6
The Dreadful

Film de Natasha Kermani (2026)

On sent sourdre quelque chose, quelque chose de malsain, dans ce récit aux accents médiévaux entre-féministe et antiféministe, d'abord antichrétien en apparence pour se faire très chrétien, porté par deux vedettes de Games of Throne dont les personnages puisent leur onomastique chez Shakespeare ou le roman arthurien, sur une partition bien plus calme et lente, ponctuée çà et là de quelques effets-bus qui veulent générer le choc.

On sent sourdre quelque chose, quelque chose de malsain, certes ... mais, quoi, au juste ?

C'est un peu tout le problème de ce récit de quasi-naufrageuses et pillardes de petits chemins de campagne, réduites au meurtre par la mort du fils et mari parti en croisade, teinté et d'une relation à la sauce Lady Chatterley sans la classe sociale et des vas-et-viens entre deux cauchemars d'un chevalier dont on ne saurait dire exactement s'il est allégorique ou de chair et d'os. Ce film mal nommé car moins dans le "dreadful" en soi que sur son analyse distanciée, est à lire comme un conte. Un conte qu'on devrait plutôt nommer "greedful"

On sent sourdre quelque chose, quelque chose de malsain, certes ... mais, quoi, au juste ?

Le film est beau, à n'en pas disconvenir, parfois très pictural, nourris de tableaux préraphaélites. Mais ses signifiances de même que sa signification échappent ...

À moins que ...

Car le très prévisible twist pas si final d'ailleurs change le métrage en conte morbide sur la cupidité qui tue, qui enferme, qui rend malade, qui déforme et qui - au sens littéral - brûle !

C'est dans cet aspect tardif, dans sa fantasmagorie gothique et grotesque finale, où les tableaux se font plus sombres et regorge d'enfin plus de matière, de ténèbres réellement surnaturelle.

Tout au long, ç'aura été une sorte de policier ignoré derrière l'aventure naufrageur et les souvenirs d'un triangle amoureux enfantin, une tragédie sur le retour de bâton du mal provoqué par l'envie, la jalousie, la cupidité. Et le masque, le casque, qu'elles revêtent pour se justifier.

Un film long donc, parfois ennuyeux, à voir pour son très bon final où l'explicit rend le tout, à défaut de nous y préparer dans les règles de l'art, in fine, extrêmement attrayant. Malgré une toute dernière scène qui, pour ouverture, se fait contradictoire ...

Frenhofer
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 2 mars 2026

Critique lue 28 fois

Frenhofer

Écrit par

Critique lue 28 fois

D'autres avis sur The Dreadful

The Dreadful

The Dreadful

3

Oskad

187 critiques

Un calvaire interminable : c'est du grand n'importe quoi

Je ne sais même pas par où commencer tellement The Dreadful est une catastrophe monumentale. C’est simple : ce film est d’un ennui mortel et semble durer une éternité pour absolument rien raconter...

le 20 févr. 2026

The Dreadful

The Dreadful

Critique de The Dreadful par la douce folie de l'écran

Film incompréhensible.Le casting ne fait pas tout, je me demande s'il y avait un manuscrit, un synopsis, une idée au départ.Tout le long du film, je me suis demandé de quoi ça parlait.C'est long,...

le 20 févr. 2026

The Dreadful

The Dreadful

7

Nicolas-Elie

59 critiques

Gothique, vous avez dit gothique ?

Bon.The Dreadful… honnêtement, je suis encore dedans.D'aucun vont dire qu'il n'ont pas compris. Qu'est-ce que c'est que ce film sans rien dedans... Les habituels d'aucuns qui ont besoin qu'on les...

le 20 févr. 2026

Du même critique

Full Metal Jacket

Full Metal Jacket

5

Frenhofer

585 critiques

Un excellent court-métrage noyé dans un long-métrage inutile.

Full Metal Jacket est le fils raté, à mon sens, du Dr Folamour. Si je reste très mitigé quant à ce film, c'est surtout parce qu'il est indéniablement trop long. Trop long car son début est excellent;...

le 5 déc. 2015

Les Tontons flingueurs

Les Tontons flingueurs

10

Frenhofer

585 critiques

Un sacré bourre-pif!

Nous connaissons tous, même de loin, les Lautner, Audiard et leur valse de vedettes habituelles. Tout univers a sa bible, son opus ultime, inégalable. On a longtemps retenu le film fou furieux qui...

le 22 août 2014

Le Misanthrope

Le Misanthrope

10

Frenhofer

585 critiques

"J'accuse les Hommes d'être bêtes et méchants, de ne pas être des Hommes tout simplement" M. Sardou

On rit avec Molière des radins, des curés, des cocus, des hypocondriaques, des pédants et l'on rit car le grand Jean-Baptiste Poquelin raille des caractères, des personnes en particulier dont on ne...

le 30 juin 2015