J'avoue, j'espérais un nanar de la trempe de l'Exorcisme du Vatican avec Russell en roue libre totale nous refaisant des accents, d'autant que cette petite production est réputée avoir subi pas mal de problèmes de distribution. Surprise, sans être parfait, ce film très atmosphérique, s'avère plutôt intéressant visuellement et thématiquement. Faisant le parallèle entre la possession, l'addiction et la culpabilité, il permet à Crowe, en acteur raté rongé par ses échecs et ses tourments intérieurs devant jouer les prêtres exorcistes dans un film d'horreur, de rappeler qu'il reste, quand il a du biscuit à défendre, un excellent comédien.