Quand l'esthétisme est un sacerdoce.
Il est peu de films auxquels l'expression "Film à voir" correspond aussi bien et pourtant il est particulièrement difficile de trouver les mots pour exprimer à quel point ce film est une fessée visuelle, presque chaque séquence y est prétexte à une surenchère esthétique indécemment jouissive.
Cette succession de tableaux oniriques est ordonnée par une histoire sans grand relief au premier abord mais qui se révèle redoutablement efficace grâce à un duo d'acteur impeccable, ainsi si on aurait pu craindre de voir un excercice esthétique un peu vain on se retrouve devant un véritable film. Bien entendu ce scénario existe avant tout pour assister la réalisation créative de Singh mais il est remarquable de noter qu'il ne le dessert pas comme c'était le cas avec The Cell.
En revanche étant donné que ce film n'a plus de vie dans les salles de cinéma il est fortement recommandé de le savourer dans l'obscurité sur une télévision d'un format raisonnable sous peine de ne pas totalement apprécier la beauté du film.
Amis prolétaires endettez-vous, cette oeuvre en vaut la peine.