Pour être tout à fait honnête, j’ai toujours été plus Reynolds que Gosling, de loin, et La La Land m’ayant laissé un souvenir peu exaltant, j’avais de gros doutes sur la performance de cette adaptation de la célèbre série L’Homme qui tombe à pic sur fond de romance. Mais le combo Blunt, Gosling, Taylor-Johnson et même, fugacement, Momoa, tout ce beau monde dirigé par David Leitch, a eu raison de ma curiosité…
Malgré une première partie peu engageante – chagrin d’amour, patin-couffin –, le film nous plonge rapidement dans une action effrénée… sans plus jamais ralentir ! La scène de la boîte de nuit, ma préférée, marque ce tournant : fantasque et presque onirique, avec ses ralentis et ses explosions de couleurs saturées, est digne d’un street fighter sous LSD. Elle déchaîne enfin l'énergie du film, les cascades, ponctuées d’humour, prennent alors toute la place.
Ce film a le mérite de mettre les cascadeurs, ces hommes de l’ombre, au premier plan, avec un respect certain. En tant qu’ancienne doublure de Brad Pitt, Leitch sait comment nous immerger dans ce métier intense, exigeant, où chaque prise demande de se donner à fond, quitte à y risquer son intégrité. Gosling, avec ce mélange de détachement et de fragilité maîtrisée, joue parfaitement ce rôle de cascadeur.
Alors, oui, l’histoire en elle-même reste assez secondaire presque sans intérêt. Ce n’est pas un film qui se veut révolutionnaire, mais il reste un « Pop corn movie » désaltérant qui apporte un peu de soleil en ce début d’été bien maussade. On rit, on frémit, et on souris aux multiples clins d’œil au cinéma d’action des années 80 et 90, cachés dans les répliques, les costumes, etc.
Bref, The Fall Guy est un film divertissant, coloré et décomplexé, qui fait ce qu’il doit faire : rendre hommage aux héros qui risquent leur peau pour notre plaisir visuel. Et comme le dit ma moitié à chaque gros plan de Ryan… « Comment lui résister ! »….