Hé ben non, ce n'est pas le premier opus des aventures de Baboulinet, mais bien une des toutes premières productions de Roger Corman à laquelle Rob Cohen n'a guère piqué que son titre.
Alors, pas question d'histoire de «Famille», de Jacky tuning et de viol de la suspension d'incrédulité à coup d'improbables cascades ici, mais juste la cavale d'un mec et de son otage qui profite d'une course automobile pour se planquer. On retrouve par contre toutes les tares des productions fauchées du maître du Bis, avec des carences de budget (et d'acting) assez évidente (hormis des stockshots pour la partie course, la majorité des bagnoles employées, dont la Jaguar au centre de l'intrigue, ont été louées le plus normalement du monde!) et pas mal de remplissage. Mais si l'évolution de la relation entre les deux persos principaux est assez classique, elle est suffisamment bien écrite, et servie par quelques répliques sympas pour maintenir l'intérêt jusqu'à la course finale, pas honteuse non plus.
Bref, une petite curiosité pas désagréable, mais assez oubliable quand même.