On doit the fugitive à Chang Tseng-Chai, réalisateur qui a signé le très moyen casino. The fugitive est court mais et il n'est pas des plus passionnant même s'il reste meilleur que l’ennuyeux casino. Pas de surprises donc dans cette production Shaw, enfin presque car les personnages jouent non seulement des mains et de la savate, mais aussi du pistolet. Le film possède une fausse ambiance western, on voit que le réal a été piocher certains trucs dans le cinéma de Leone, bon pas trop non plus mais il y a quelques plans sur les yeux et d'autres qui sont clairement emprunté au cinéaste italien. Le film n'est pas dénué d'action, mais il faut s'accrocher quand ces scènes surgissent, puisque Chang Tseng-Chai zoom et dé-zoom à l’excès, il semble qu'il souhaite donner de la rapidité aux scènes de combats, mais le montage est bien trop cut pour voir correctement ce qu'il se passe. Toutes ces images rapidement mises bout à bout donneraient presque la nausée, c'est d'autant plus indigeste qu'il abuse de ce procédé de zoom et dé-zoom, et quand il les enchaine les uns derrière les autres il faut bien avouer que ça n'est pas très agréable à subir. Une nouvelle fois la Shaw utilise des morceaux de Morricone, ce sont des titres d**'il était une fois dans la révolution** (et d'autres que je n'ai pas identifié), mais ce sont surtout ceux d'il était une fois dans l'ouest qui sont présents, Chang che les avaient déjà utilisés dans Delightful Forest, c'est osé mais ça fonctionne, bon ce n'est pas aussi efficace que sur les images de Leone mais ça marche tout de même. The fugitive reste efficace même si tout ça n'est pas très captivant.