The Gang repose en grande partie sur la présence magnétique de Matthias Schoenaerts, qui donne au film une intensité brute et un vrai charisme sombre. J’ai apprécié la manière dont l’histoire plonge dans les dynamiques internes d’un groupe criminel, entre rivalités, loyautés forcées et illusions de fraternité. Le film dégage une ambiance poisseuse et tendue, qui fonctionne bien et donne parfois l’impression d’un western urbain.
Cela dit, même si l’ensemble est solide, j’ai trouvé que le scénario restait un peu trop classique, sans aller aussi loin qu’il le pourrait dans la psychologie des personnages ou dans la construction de ses enjeux. On sent qu’il y avait matière à creuser davantage les failles, les traumatismes et les contradictions de ce “gang” qui finalement se délite de l’intérieur. Malgré ces limites, The Gang reste un polar efficace, porté par Schoenaerts, toujours impeccable dans ce registre.
Note : 3/5