The Gazer
5.8
The Gazer

Film de Ryan J. Sloan (2024)

On est toujours en droit de se demander ce qu’est la tendance du cinéma actuel. Y en a-t-il seulement une ? Si elle existe, The Gazer de Ryan J. Sloan la suit scrupuleusement.

Avec The Gazer (le « Regardeur » en VF), Sloan revendique les influences scopiques de Antonioni (Blow up) et Coppola (Conversation Secrète). Un long-métrage aussi lisse que profond, dans sa forme comme son contexte, qu’on prend plaisir à épier et décortiquer.


« T’as juste besoin d’un truc qui filme »


Déjà, dans le synopsis du site de la Quinzaine des Cinéastes, pouvait-on lire « Tourné avec un budget dérisoire mais dans un magnifique 16mm ». Et alors ? L’heure est-elle plus que jamais à la pellicule et au budget « dérisoire » ? Le film, écrit à quatre mains par le cinéaste et sa compagne qui y tient le rôle principal, a tout de l’idylle cinématographique étudiante. Que dire sur un film dont le contexte seul suffit à le rendre si attachant ?


The Gazer est une composition, un film réalisé le temps de nombreux week-ends par une équipe de passionnés. Un pari donc risqué, mais dont on sent toute la patience et la méticulosité. Écrit à quatre mains par le cinéaste et sa compagne qui tient ici le rôle principal, on y voit toute la sincérité, parfois presque naïve, du jeune cinéaste qui signe ici son premier long-métrage. La technique de son équipe permets, en plus, de mettre en avant les quelques excentricités de mise en scène que se permet Sloan.


La pellicule, mise en avant peut-être plus par effet de mode que pour son rendu visuel, apporte une vraie profondeur aux paysages urbains. L’histoire, qui ne s’épanche pas plus que ça sur les outils de son époque, s’en retrouve gagnante : l’aspect vintage de la pellicule vient rendre ses décors presque intemporels. Un choix d’esthétique bienvenu, dont la mise en forme du décor primant presque sur le personnage, mais toujours de manière « douce », pourrait être le revers timide de l’architecture magnifiée de Queer.


Critique complète d’Antoine à lire sur https://cineverse.fr/accueil/

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le 8 mars 2025

Modifiée

le 21 avr. 2025

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