Pour atteindre son but ultime (le million de followers), Giacommo, est prêt à tout. De Amiens à Dubaï, l’ascension vertigineuse d’un influenceur qui n’a peur de rien pour faire le buzz.
The Giaccomo (2026) est l’exemple même du film qui devrait être vu par le plus grand nombre (dans la tranche d’âge 12/25 ans, ceux qui sont le plus concerné par le phénomène des réseaux sociaux). Avec ce film, Baptiste Drapeau réalise un mockumentaire (un faux documentaire) qui nous emmène à la rencontre d’un néo-influenceur, obnubilé par les likes et les followers. L’exemple typique du décérébré qui passe le plus clair de son temps à s’abreuver (s’abrutir) sur les réseaux sociaux.
Cette satire du monde des influenceurs convoque des "grands" noms du milieu dont il se moque, de Tibo Inshape à Bastos, en passant par Magali Berdah (pour ne citer que les pires) à d’autres noms tout aussi connus de la télévision tels que Benjamin Castaldi, Jordan De Luxe ou encore Michel Cymes.
Avec un tel casting, ne nous voilons pas la face, on aurait pu s’attendre au pire (et moi le premier, j’ai longtemps cru que ça allait être ni plus, ni moins qu’une purge). Mais contre toute attente, le film s’avère bien plus malin qu’il ne le laisse imaginer. En très grande partie grâce à Xavier Lacaille (bluffant dans Zénithal (2024), c’était d’ailleurs le seul intérêt du film), qui parvient à porter le film sur ses épaules, en interprétant cet influenceur aussi gênant que pathétique.
Néanmoins, pour une comédie, je dois avouer que ça n’a pas été la franche rigolade que ça aurait dû être. A aucun moment je n’ai réussi à esquisser ne serait-ce qu’un sourire (ce qui ne sous-entend pas que c’est nécessairement un mauvais film), sans doute le film aurait-il gagné à être plus corrosif ?
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