Après Titanic, cette romance à l'eau de rose prend la flotte...

The Holiday, ou l'histoire de deux femmes aux vies sociales totalement ratées qui vont décider d'échanger leurs maisons et leur vie de manière improvisée (et véridiquement impossible aussi, mais ça, on ose passer l'éponge...). C'est donc sur ce synopsis très léger et franchement peu original que ce film se base, faisant déjà tanguer les événements suivants de par son fond bancal. La gentille petite brochette d'acteurs attire alors l’œil.

Sur l'affiche, jusqu'ici de bons acteurs, sûrement bien choisis pour une love story, lorsque l'on aperçoit Jack Black. Déconcerté, on se demande ce qu'il fait là? Dans la possible dynamique d'une amourette avec Kate Winslet en plus? Publicité, erreur ou choix audacieux? Réponses une et trois pour moi finalement. C'est lui qui amène la seule réelle touche d'humour dans ce film, il est en fait le seul personnage auquel le téléspectateurs peut s'attacher, l'acteur jouant de ses fameuses grimaces (pas aussi fabuleuses que Jim Carrey dans le genre mais presque) et habitant avec brio le personnage de Miles, pourtant assez basique, pouvant se faire aimer par qui que ce soit, étant gentil, travailleur, charmant... Mais il reste plutôt laid et gros! Choix étrange mais qui porte ses fruits, merci à son talent naturel (pas toujours exploité) de sauver un minimum le film.

Parce que quand Cate Winslet est dans la place, on touche le fond du fond des fonds marins, encore plus bas que que Jack (Titanic)! Elle tente de pleurer par là, s'émerveille de l'autre, la scène d'ouverture est une catastrophe! On croirait voir une gamine de huit ans découvrant Disney Land en passant par le train fantôme et la baraque à barbe-à-papas... C'est un festival de mauvais jeu, se rajoutant au sien celui de Rufus Sewell, se trouvant charmeur mais qui en réalité déclenche des éclats de rire tellement ses expressions et leurs dialogues sont pitoyables, et même incompréhensibles si l'on essaie d'assimiler leur situation amoureuse. Et le cas de l'ex-talentueuse Rose (Titanic, eh oui, elle eut un temps) ne s'améliore pas, notons par exemple la scène où elle visite "sa" nouvelle maison à Los Angeles, dans laquelle le sur-jeu est à peine croyable, mais marrant, malgré elle surement. Et c'est ainsi que Cameron Diaz entre en scène, légèrement meilleure que sa comparse mais elle n'est ni drôle (perspective plusieurs fois recherchée de sa part selon moi, ou bien de la part de Nancy Meyers du moins), ni douée. Relevons alors les quelques scènes pathétiques où son personnage Amanda tente de se forcer à pleurer, sans utilité ni émotions, ni même un léger rictus du coin des lèvres de ma part. (Presque) seul, Jude Law, fidèle à lui même, en beau garçon plutôt mystérieux, parvient à rester assez convaincant, allant du gars bourré, au jeune père endurci tentant de s'y retrouver dans son nouvel amour naissant, mais on l'a connu mieux (peut-être sous l'influence de l'incapacité des ses collègues).

Un mot, peut-être sur la réalisatrice, livrant une composition peu recherchée mais en même temps limitée par le scénario qui ne laisse pas beaucoup de place à la créativité. On peut trouver quelques plans ou transitions intéressantes mais rien ne sert de s'attarder dessus, n'étant pas le but premier de Meyers et ne faisant pas partie du domaine du "grandiose", seulement du banal, rapide et efficace, préférant laisser progresser l'histoire.

Malgré le jeu des acteurs (on va généraliser), si pitoyable soit-il, il est possible de passer du bon temps devant ce film, au moins pour se divertir ou pour penser à autre chose, le dimanche soir en famille ou avec ses potes pour bien se marrer en regardant Kate Winslet qui s’enfonce toujours plus. Il ne restera pas dans les archives de l'histoire du cinéma, ça c'est sûr, mais c'est une romance presque ratée à voir sur son canapé si l'on a rien de mieux à faire, peut-être pour les quelques scènes (peu nombreuses) émouvantes entre Jude Law et Cameron Diaz.

Voilà donc un quatre, j'aurais pu mettre trois ou deux mais il est vrai que finalement je n'ai pas vu le temps passer et la performance ou les histoires racontées par le personnage d'Eli Wallach, Abott, sont touchantes et intéressantes. Film aussi, je précise, à couper avant la fin qui est beaucoup trop "cucu" et encore plus improbable mais ceci dit bien drôle si on accepte de s'en rendre compte.
maxpemeja
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le 17 janv. 2014

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maxpemeja

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