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le 8 juin 2026
SuivreHaut en douleurs
La première scène de The Holy Boy annonce la couleur : il faut se préparer à une épreuve et à un malaise permanent. Le schéma est par la suite on ne peut plus classique : un étranger arrive dans une...
La première scène de The Holy Boy annonce la couleur : il faut se préparer à une épreuve et à un malaise permanent. Le schéma est par la suite on ne peut plus classique : un étranger arrive dans une localité dont il va découvrir peu à peu les us et le quotidien. Haut en douleurs, le film tient assez longuement les promesses de son idée originale : la tension monte lentement dans cette vallée des sourires où les souffrances sont allégées par la foi et une étreinte angélique. Las, comme redouté, sans cependant sombrer totalement, le long métrage de Paolo Strippoli se déploie dans sa dernière partie façon conte horrifique, digne de faire passer L'Exorciste pour une comédie romantique. Les aficionados des films de genre y trouveront leur compte, les autres un peu moins, appréciant tout de même l'aspect social et communautaire de cette histoire sous cloche, même devenue une sorte de giallo moderne, les teintes vives remplacées par une morne grisaille. Les thèmes du deuil et de l'adolescence restent vifs et peu importe les développements spectaculaires et sanglants de l'intrigue. The Holy Boy demeure presque toujours passionnant dans ses fondements, nous renvoyant, peu ou prou, à nos propres douleurs et à nos croyances, quelles qu'elles soient.
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Créée
le 8 juin 2026
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le 8 juin 2026
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