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Les Hommes effacés
C’est l’hiver. Une longue séquence silencieuse nous montre un jeune garçon seul, sorti de nulle part et errant dans le froid, appelant à l’aide. Cet environnement lui sera probablement fatal. Le...
le 15 déc. 2024
C’est l’hiver. Une longue séquence silencieuse nous montre un jeune garçon seul, sorti de nulle part et errant dans le froid, appelant à l’aide. Cet environnement lui sera probablement fatal.
Le printemps arrive et avec lui cette étrange scène ou des humains sortent d’hibernation, comme d’autres animaux. La sœur du garçon se mettra alors à sa recherche.
L’objet est une longue déambulation ou la nature est au premier plan et l’Homme un élément parmi d’autre, sans hiérarchie, qui donne lieu à des séquences et des images étonnantes. Peu ou pas d’explications seront données à des gestes, des rituels ou encore des éléments du passé que l’on voit défiler à l’écran. La séquence centrale ou quelques dialogues remettent les hommes en avant est d’ailleurs moins réussie que les séquences contemplatives de début et de fin de film. On aperçoit de nouveau au loin vers la fin une tour sinistre avec ses lumières rouges, résidu de technologie, qui sonne un nouvel appel à hiberner et la fin du cycle.
La cinéaste Anna Cornudella Castro dont c’est le premier film nous livre ici une science-fiction minimaliste dans un monde alternatif, poétique, beau et déroutant à la fois qui donne bien envie de découvrir sa prochaine proposition.
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le 15 déc. 2024
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