The Immigrant par Kroakkroqgar
James Gray ne s’y est pas trompé en plaçant pour la quatrième fois consécutive Joachin Phoenix dans un rôle principal pour ‘The Immigrant’, puisque c’est encore une fois le talent de l’acteur qui transparaît le plus à l’écran.
On est certes loin de ses performances dans ‘Her’, ‘The Master’ ou ‘We Own the Night’, mais les passages clés de l’œuvre reposent essentiellement sur le don de Joachin Phoenix pour les rôles torturés. Incarnant un maque tombé sous le charme d’une de ses filles, c’est lors du crime de Emil ou à travers la conclusion du récit que l’acteur saura mettre en lumière l’état d’esprit si particulier de son personnage.
Par contre, on ne pourra pas s’empêcher de penser que la relation qui lie Bruno Weiss et Ewa est un peu superficielle, et presque uniquement suggérée. Au regard de tout ce que pouvait apporter leurs rapports, il est dommage que le récit se disperse autant avec le personnage d’Emil, et ne rassemble pas plus souvent les deux personnages principaux.
On regrettera également l’utilisation d’un filtre douteux sur l’image, même si James Gray propose de temps en temps des plans très réussis, comme l’habile séquence finale. Par ailleurs, Marion Cotillard a également tendance à agacer avec son accent polonais, sans pour autant être particulièrement touchante.
Un drame un peu creux.