Passes et tours de passe-passe
Un peu cliché notamment les personnages mais un film très bien composé par James Gray et servi par un casting juste avec une Marion Cotillard encore une fois surprenante.
En abordant l'immigration américaine des années 1920 côté polonais le film se distingue du traditionnel point de vue italo-irlandais. Toute l'intrigue tourne autour d'Ellis island et des milliers d'immigrés n'ayant que le rêve américain à l'esprit.
Cet idéal va vite laisser place à une sacrée désillusion pour l'héroïne, d'abord lors du contrôle qui la sépare de sa soeur malade et la contraint à repartir illico en Pologne, puis par l'accueil glacial de sa famille. Toute seule dans cet hiver new-yorkais elle tombe sous la coupe d'un petit maquereau qu'elle doit supporter pour payer les soins de sa soeur.
Le rêve américain mis à mal continue pourtant d'exister via la figure d'Orlando le bien désigné séduisant magicien qui s'oppose au tout aussi archétypal maquereau. Derrière le rêve américain fantasmé de l'après 1ère guerre mondiale James Gray dresse le tableau noir de l'utopie entre anarchie et corruption avec la morale chrétienne pour métronome.