The Karate Kid est le remake de Karate Kid, mais il prend rapidement ses distances avec son modèle et mérite d'être regardé pour lui-même, plutôt que comme une simple copie.
Malgré son titre, il est ici beaucoup plus question de kung-fu que de karaté. Le titre a été conservé parce que la marque The Karate Kid était déjà mondialement connue. L'action est déplacée en Chine et le film nous entraîne dans la découverte de la culture chinoise, ses paysages et sa tradition martiale.
L’un des intérêts du film réside dans le personnage interprété par Jackie Chan. M. Han est un maître très différent de M. Miyagi. Plus discret, plus fermé, il porte une blessure profonde que le film dévoile progressivement. Jackie Chan joue avec une retenue inhabituelle. Lui que l'on connaît surtout pour son énergie, son humour et ses cascades impressionnantes compose ici un personnage marqué par le deuil et la culpabilité. C'est peut-être l'une de ses interprétations les plus touchantes. Face à lui, le jeune acteur Jaden Smith joue avec beaucoup de crédibilité. Les gènes paternels se font sentir ! Il traduit avec naturel, la peur, la la spontanéité, la détermination.
La relation entre M. Han et le jeune Dre Parker constitue le cœur du récit. Comme dans le film de 1984, l'apprentissage ne passe pas uniquement par les techniques de combat. Les gestes les plus répétitifs prennent peu à peu un sens, et le kung-fu apparaît comme un chemin vers la maîtrise de soi.
Les scènes de combat sont efficaces sans chercher la surenchère. Les affrontements servent avant tout à accompagner l'évolution des personnages.
Le film souffre d'une certaine prévisibilité. Les grandes étapes du récit sont connues d'avance et l'on devine assez facilement où il veut nous conduire. Mais ça n'a pas d'importance. L'émotion naît surtout de la relation entre le maître et son élève, ainsi que de la délicatesse avec laquelle Jackie Chan incarne cet homme brisé qui retrouve peu à peu le goût de transmettre.
Ce Karaté Kid, plus qu'un remake, est une réinterprétation qui permet à Jackie Chan de montrer une facette plus intérieure de son jeu d'acteur.
Vous avez vu la femme avec le serpent ? Ell
e faisait le truc du cobra, elle copiait le serpent, suivait ses mouvements.
Tu ne regardes pas d’assez près, Shao Dre, c’est le serpent qui copiait la femme.