''The Ledge'' reste un thriller montagnard pas trop mal chiadé, aux ficelles - ou plutôt, aux cordages faciles - et ce malgré le message post #MeToo bien lourddingue.
Ce qui devait être une retraite sportive entre filles, après le traumatisme subi par Kelly, va vite se transformer en un survival. Les deux jeunes femmes sont accostées par quatre garçons venus pour un enterrement de célibataire. La rencontre va s'avérer fatale pour Kelly, mais surtout pour Sophie (Anaïs Parello). Draguée par l'un des quatre blaireaux, elle se fera violer puis battre avant d'être jetée d'une falaise. Maquiller le meurtre en accident rien de plus facile dans ce milieu extrême. Malheureusement pour nos meurtriers, Kelly a filmé la scène. La jeune femme n'a pas d'autres choix que de fuir, traquée telle une proie. Son seul salut est de rejoindre l'autre versant par une voie d'escalade dangereuse, ravivant de douloureux souvenirs, dévoilés par flash-back. Avec la violence et la lâcheté masculine en bandoulière, le réalisateur Howard J.Ford donne toute légitimité à son héroïne d'infliger la loi du talion à ses adversaires. Tourné avec un seul décor, une face rocheuse escarpée, ''The Ledge'' s'octroie quelques moments tendu à la ''Cliffhanger''. Les spectateurs pratiquant la varappe - qui prendraient le temps de visionner le film - doivent s'esclaffer devant les prouesses totalement improbables de la jeune comédienne, en revanche pour les novices - dont je fais partie - le contrat de suspense est rempli !