Certes on peut toujours affirmer que le réalisateur ne s'est pas trop foulé en abusant de plans fixes et de champs/contrechamps mais l'intérêt est ailleurs, d'abord dans le jeu de Jeanne Eagels complétement habitée par son rôle, mais aussi par sa thématique qui en gros nous explique que si la femme trompe son mari c'est notamment par l'ennui que lui provoque ce dernier en la négligeant. Réflexion plutôt rare mais en 1929 le Code Hayes ne sévissait pas encore. On appréciera également la scène de l'humiliation, vraiment très forte et la gueule du mari incapable d'analyser la situation. Une petite perle des débuts du parlant !