Sans rire, je pense que c'est un des pires trucs que j'ai vu cette année (et pourtant j'ai vu Queer).
C'est incapable d'être subtile, d'être émouvant (autrement qu'en générant du pathos). C'est vide. Ça passe son temps à citer des vers Whitman sans rien y apporter.
Pendant tout le visionnage, je ne pouvais m'empêcher de penser à Irène et Être vivant et le savoir d'Alain Cavalier et Dans le noir du Temps de Godard . Deux films qui parlent de la vie, des petits instants de bonheur, de la mémoire et du dernier moment. Comment et quand ça va être ? Vais-je souffrir ? etc. Mais aussi, des films qui nous disent, en substance, de vivre pleinement.
Là, c'est pathos sur pathos avec de mauvaises scènes de danse en prime. Et un narrateur qui passe son temps à expliquer aux idiots de spectateurs que nous sommes ce qu'il se passe à l'écran. Tout est bêtement guidé, stupidement didactique. Ici, tu dois pleurer. Ici, tu dois penser à toi-même. Ici, tu dois faire et ici, ceci. Il y a zéro réflexion. Ça se contente de suivre ligne par ligne la nouvelle de King (que je n'ai pas lu mais là c'est tout comme).
C'est putassier. Il n'y a rien. Pas une idée de cinéma ou de mise en scène. Rien. C'est le désert. Juste, une petite voix qui nous explique ce qu'on doit ressentir devant ce téléfilm pathétique. Ma voisine n'arrêtait pas de pleurer donc ça doit être un peu efficace.
Mais bon, regardez plutôt les films d'Alain Cavalier. Ou juste, Dans le noir du temps de Jean-Luc Godard. Ça ne dure que 9 minutes, ce qui économisera 1h50 d'un temps qui est précieux.