On m'a traîné de force au Pathé Parnasse, où je ne vais jamais (et pour cause), pour aller voir Life of Chuck. Par chance, je n'ai pas payé ma place ; cela aurait rendu l'expérience encore moins supportable.
Nous avons des yeux pour voir, dit l'Evangile ; et nous avons un esprit pour raisonner, juger, pourrait-il ajouter. Mais alors quel esprit peut porter sur ce film dégoulinant et niais un jugement positif ? Ou alors est-ce l'esprit d'un public qui jouit de se faire prendre pour un imbécile ? Car c'est bien cela qu'inflige Flannagan au spectateur pendant près de deux heures : une succession de scories qui lui expliquent à quel point il est idiot, au cas où il ne l'aurait pas compris à la énième répétition du même bavardage indigent.