J'avais lu et entendu deux ou trois bonnes critiques sur ce film d'un Mike Flanagan qui m'était inconnu mais qui apparemment est une référence dans le monde des séries. C'était au moment de la sortie du film, il y a donc un peu plus d'un mois.
Je suis donc arrivé dans la salle déjà plongée dans l'obscurité (le combo bus-métro-toilettes m'avait fait rater les deux premières minutes) sans savoir vraiment de quoi il était question. J'avais oublié (l'avais-je déjà su ?) que c'était adapté d'une nouvelle de Stephen King et l'application du réseau de cinémas sur lequel j'avais pris ma place indiquait "drame" et "fantastique" comme description de cette œuvre... vraiment séduisante.
Dès la première scène, j'ai souri devant l'humour un peu absurde du dialogue. Ce monde qui s'effondre dans une atmosphère Nouvelle-Angleterre, aussi calme qu'inquiète, me paraissait tout à fait crédible.
Et j'étais touché par les deux personnages principaux, perdus et cherchant à se retrouver. Touché puis halluciné voire terrifié comme eux.
Les deuxième et surtout le premier actes (qui sont les parties 2 et 3), plus joyeux, plus dansant évidemment, faisait ensuite totalement sens. Entre comédie musicale et teen movie, il révélait un drame familial et fantastique qui éclairait la première partie. Celle-ci étant une
métaphore de la mort, de tout ce qu'on perd, de ce qui disparaît pour nous au moment fatidique. À moins qu'il n'y ait un au-delà. Mais c'est, semble-t-il pas la thèse du film.
Un excellent film d'ailleurs, servi par des acteurs talentueux : de Chiwetel Ejiofor au jeune Jacob Tremblay en passant par Karen Gillan, Mark Hammil (et oui, je ne l'avais pas reconnu) et Tom Hiddleston.