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Procès d'intentions
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Tom Tykwer a été un cinéaste intéressant, mais cela remonte à plus de vingt ans, avec Cours, Lola, cours ou son adaptation du Parfum, par exemple. Das Licht, son nouveau long métrage, est extrêmement ambitieux, comme une cartographie du monde moderne, de sa tendance à l'auto-destruction, au dehors et son absence de communication, en dedans, dans une famille aussi dysfonctionnelle qu'il nous est donné de voir évoluer. Les 162 minutes du film sont remplis jusqu'à l'écœurement de tout ce qui agite les humains, de nos jours, tant du point de vue personnel que collectif. Crise existentielle, conflit des générations, colonisation culturelle, martèlement marketing, réalité virtuelle, etc. Une planète qui part à vau-l'eau mais où est l'empathie avec les personnages de Das Light, on la cherche vainement. Il y a bien le personnage de la migrante syrienne, îlot de sérénité dans ce naufrage en cours, mais ses contours sont flous, du moins pendant un long moment. La mise en scène fait des pieds et des mains, incluant des scènes oniriques, fantastiques, chantées et même animées, mais l'impression est celle d'un puzzle dont on aurait retiré certaines pièces. Ceci dit, on ne s'ennuie pas vraiment, ce qui n'est pas un mince exploit, eu égard à la durée démesurée de cet opus cacophonique.
Créée
le 20 août 2025
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