L'Eire de rien : quand les filles-mères devenaient des sœurs Marie-Madeleine condamnées à faire leur leur lessive à la main ! Laver l'eau avant le linge : la curieuse vie des "lavandières d'Irlande !"
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Peter Mullan (1959/----) est un réalisateur refoulé du cinéma... La production n'en voulant pas pour la mise en scène, il se tourna vers le métier d'acteur pour satisfaire son amour du septième art...
Ce qui ne l'empêcha pas, comme beaucoup d'acteurs, de tenter un petit galop d'essai vers le métier qu'il envisageait ...
On lui doit donc trois films de 1997 à 2010 et celui-ci est son second...
Il n'est pas allé chercher son sujet bien loin : la réalité dépassant souvent la fiction !
S'inspirant notamment du documentaire de 1998 : "Sex in a Cold Climate" de Steve Humphries...
Dans cette Irlande pudique du XIXe siècle, les jeunes filles en fleurs,trop attirantes, provocantes ou coquettes et mignonnes à l'excès, avaient intérêt à garder leur virginité intacte : sinon, elles étaient mises au ban de la société... "
Parquées" le plus souvent dans des établissements religieux pour expier leurs fautes ou excès.... On estime à 30 000 les victimes de ce genre de mise en quarantaine qui a vu son abrogation définitive en 1996....
Film courageux : parce que ce sujet a déjà souvent été traité, et je n'ai pu m'empêcher de penser au MLF français dont certaines figures de proue eussent mérité un petit stage dans ce genre d'établissement...
En outre, se frotter à la sacro-sainte religion expose toujours son auteur à des représailles cléricales : ici, le quotidien pontifical "Osservatore Romano" se montra choqué contre ce qu’il qualifia de brûlot anticlérical à la vision manichéenne. Ce qui entraina Peter Mullan a spécifier que le film « n'était pas dirigé contre l’Église »
Mais alors contre qui ?
Le début du film démarre sur une jolie ritournelle avec percussion originale.... Ensuite, on découvre lors d'une réunion de famille une jeune fille très appétissant dont les appâts ne laissent pas insensibles son cousin qui va la violer ! Mais après ce "Scandal in the family" comme c'est elle qui risque de porter le fruit du crime, c'est elle qui va payer pour son viol ! Une autre se voit délestée d'un bébé non reconnu par son géniteur, une autre est un peu bizarre et va être frappée d'anorexie et mourir à 24 ans....
L'histoire nous montre la vie de ces femmes ici utilisées comme lavandières à Dublin dans les années soixante, et va nous montrer des scènes du quotidien ressemblant à une vie en prison... Le moindre évènement de la vie quotidienne est monté en épingle... Les punitions, humiliations sont monnaie courante et celles qui les dirigent et détiennent le pouvoir en font un abus inconsidéré... Jusqu'au moment où les deux plus téméraires se font la belle... Comme il ne se passe pas grand chose dans ce film carcéral, je ne vous en dirai pas plus, vous laissant la délectation de la découverte !
Un film bien fade avec un casting d'inconnus, pas toujours très judicieux : beaucoup trop de "boudins" parmi ces filles censées faire baver les mâles en rut... Malgré tout, quelques scènes intéressantes come celle du curé se livrant à un strip-tease (si, si !) mais beaucoup trop de remplissage...
La musique est quelconque par rapport à toutes celles que j'en connais... Je ne suis pas parvenu à connaître le nom de celle qu'on en tend vers la fin, qui est pourtant connue et jouée avec des cornemuses : si un des limiers de SC pouvait me tuyauter ?
Mullan n'aura pas réussi son coup de pub : 585 241 entrées en salles au box-office français...
Passé un peu inaperçu en ce nouveau siècle qui, depuis l'après-guerre, a inventé les lave-linge et autres boules Calor à manivelles...
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Arte le 06.10.2025-