J'espérais avoir un The Wicker Man ou un Midsommar à la sauce thai. J'ai donc été plutôt déçu.
Les clichés habituels sur la possédée hystérique sont bien loin de l'ambiance d'horreur paisible du film britannique. Il y a relativement peu de folklore présenté, malgré les promesses du format et du sujet d'origine. Tant pis pour le dépaysement. On ne saura donc pas grand chose sur le dieu Bayan, les mécanismes de possession ou les esprits maléfiques. La première partie, qui se concentre sur l'exposition des personnages et la familiarisation avec le format, est terriblement longue et échoue à nous faire ressentir de l'empathie pour les personnages.
Au passage, le format mockumentary est mal maitrisé, dessert l'intrigue et bourré d'inconsistances.
Cela dit, même si s'étale dans la facilité, la seconde partie est plutôt bien rythmée. Elle comporte plusieurs scènes qui font leur effet, même si elles ne se distinguent pas par leur originalité.
En résumé, un film terriblement classique sous un vernis exotique, qui gagnerait en efficacité s'il renonçait à son format handicapant et qu'on coupait 45 bonnes minutes.