J'aime bien les comédies grinçantes scandinaves, qui jouant avec un humour noir, tordu, absurde. Et cette histoire d'un médiateur municipal annonçant les mauvaises nouvelles aux familles avait un bon potentiel à ce niveau, en y ajoutant, de part son environnement « Amérique de la rust belt », la possibilité d'une satire des Etats-Unis. Malheureusement, de satire nous n'aurons point, et pour ce qui est de l'humour mordant et absurde, c'est léger-léger.
Ca se réveille un peu dans la deuxième partie du métrage, où le personnage principal semble être un vrai chat noir pour ses proches et accumuler les choix de merde, mais ça ne va pas assez loin, d'autant que le film cherche dans le même temps à offrir un échappatoire à celui-ci (dans l'amûûr, évidemment).
Du coup, le film semble avoir le cul entre deux chaises, entre un humour à froid qui demande un rien de décalage, et une sensibilité romantique (qui fonctionne dans le final) qui demande quelque chose de plus honnête. Dommage, parce que l'idée était là.