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le 10 janv. 2017
SuivreMagicien, j'ose
À l'époque, je l'avoue, j'adorais déjà le cinéma. C'était comme des tours de magie et j'ai toujours été facilement impressionnable. À cause de mon vieux qui, lui-même, crachait pas dessus et m'avait...
The Nice guys, qu'on imagine au début être une comédie enjouée, joue en fait sur plusieurs tableaux, plusieurs rythmes. La comédie potache cède régulièrement la place à un burlesque dont Russell Crowe est le côté pince-sans-rire, alors que Ryan Gosling joue sur le registre du slapstick.
Et là, on a d'ailleurs ce qui fonctionne le moins dans le film.
Ryan Gosling, quand on lui demande de jouer un rôle brut, minéral, je veux bien, mais pour le slapstick, il s'avère...
Chacun est juge, je suppose.
Mais disons que son jeu corporel se marie bien peu avec une telle outrance. Il y a des scènes qui sont ratées à cause de ça, comme celle des toilettes ou du flingue à la cheville.
Sa fille s'en sort bien mieux.
Tant mieux, parce qu'au final, c'est elle qui fait le job.
Russell Crowe et Ryan Gosling sont deux détectives loosers, et le ton décalé provient essentiellement du fait que l'intrigue avance sans eux.
Mais il faut avouer que c'est justement ce qui est drôle. Et que les meilleures scènes du film, comme celle de l'ascenseur, jouent justement là-dessus. L'intrigue, elle est en pilote automatique, on s'en fout un peu, en fait. Elle est là pour l'atmosphère, et elle arrive plutôt bien à synthétiser un certain esprit du thriller.
Au final, The nice guys, malgré son rythme qui semble ne pas savoir sur quel pied danser, s'avère tout à fait distrayant. Parce que, si certaines scènes font un peu soupirer, d'autres sont vraiment réussies.
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Créée
le 14 janv. 2026
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le 10 janv. 2017
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