Assez loin derrière Zviaguintsev et au même niveau que Serebrennikov, c'est là que se situe Youri Bykov dans le cinéma russe contemporain, même si ce dernier est bien moins connu que ses deux compatriotes. Cela ne va pas changer avec The Owner, invisible dans son pays, ce qui n'étonnera pas, au vu de son contenu, et seulement disponible sur plateforme en France. Comparé à ses plus grands films : L'Idiot !, The Major ou Factory, Bykov va ici bien plus loin dans la dénonciation d'une société corrompue (comparable en grande partie à ce que montre Minotaur), mais est bien moins passionnant à suivre, à cause d'un récit qui finit par tourner en rond et avec un dénouement un peu fade. Cependant, la puissance de feu de la mise en scène du cinéaste reste indéniable, dans une veine brutale qui surpasse le côté stéréotypé des personnages (l'homme honnête face à un vil affidé du pouvoir). Certaines scènes sortent du lot comme celle de l'accident de voiture ou encore celles de l'affrontement entre le méchant et la femme du héros piégé et sans échappatoire.

Cinephile-doux
6
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le 1 sept. 2026

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