Ryan Murphy, avec les colorées Glee ou extravagantes American Horror Story, a toujours eu le goût du pop et du flamboyant. The Prom ne déroge pas à la règle. Et va encore plus loin. Avec cette histoire d'artistes de Broadway sur le déclin qui vont se refaire une santé médiatique en soutenant le combat d'une jeune lesbienne qui rêve d'emmener son amoureuse au bal de fin d'année de son lycée, le réalisateur peut laisser libre court à sa folie habituelle. Trop, peut-être.
On aurait aimé dans la première partie du long-métrage se laisser emporter par la folie fantasque de ces personnages, aussi caricaturaux soient-ils, dans un univers bienveillant et queer, où le star system, à l'instar de la réussie série Hollywood, en prend parfois pour son grade. Mais rien ne prend. Aussi prestigieux soit-il, le casting cabotine à l'outrance, semble se perdre et ne jamais totalement s'investir dans le projet. Seul Andrew Rannells, acteur de Broadway vu notamment dans la série Girls, tire son épingle du jeu.
Le tout sonne creux : les décors sont cheap, et, un comble, les parties musicales ont bien du mal à imprimer la rétine et saisir les tympans. Pire, dans sa dernière partie, The Prom s'étouffe sous une avalanche de bons sentiments et achève de perdre le spectateur avec des sous-intrigues bâclées. Le film pop fait flop.