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le 31 juil. 2016
Suivre"Zombieland !"
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Ce n’est un secret pour personne, les films de zombies sont sortis en très grand nombre ces dernières années, au point qu’il est aujourd’hui difficile d’arriver à faire quelque chose d’original quand on décide de réaliser un nouveau film de morts-vivants. C’est la croix et la bannière pour arriver à sortir du lot mais certains s’y essaient malgré tout comme le réalisateur anglais Steve Barker. Il était déjà arrivé avec son sympathique Outpost (2008) à sortir des sentiers battus du genre, proposant quelque chose d’original en utilisant à la perfection son faible budget de départ. Il réitère la chose avec son dernier film en date, The Rezort, sorte de Jurassic Park où les dinosaures sont remplacés par des zombies. Le résultat est loin d’être inoubliable, mais n’en demeure pas moins des plus sympathiques.
The Rezort, c’est le nom d’un complexe hôtelier sur une île paradisiaque. Un magnifique cadre dans lequel les clients pourront passer du bon temps dans un hôtel de luxe, des piscines, des restaurants, des spas, … Mais The Rezort possède un atout qu’aucun autre hôtel au monde ne peut se targuer d’avoir, il propose un safari un peu particulier, un safari où les clients pourront chasser du zombie sans prendre aucun risque. Car oui, il y a 10 ans, une épidémie zombie a ravagé la Terre. Elle a pu être éradiquée, malgré de lourdes pertes humaines (deux milliards de personnes), et certains petits malins y ont vu là l’opportunité d’engranger un maximum de pognon. Car apparemment, le capitalisme poussé à l’extrême, c’est la vie. Un safari pour zombies, ça attirera forcément du monde. Les amateurs d’armes à feu viendront s’y défouler. Les geeks amateurs de FPS viendront faire en vrai ce qu’ils font dans leurs jeux vidéo favoris. Ceux qui ont perdu des proches lors de l’épidémie viendront se venger en explosant les têtes molles de ces sales morts vivants, … Business is business et le pognon coule à flot. Seulement comme dans son modèle Jurassic Park, car le film s’amuse à utiliser les codes des blockbusters hollywoodiens, un petit hacking va venir mettre en péril toute la sécurité du parc. Et voici de bien beaux touristes bien frais qui vont se retrouver en proie à une horde de zombies qui n’a qu’une seule envie : les faire craquer sous leurs dents cariées.
Avec son « petit » budget de 5M£, Steve Barker va donc une fois de plus nous proposer quelque chose de plus original qu’une invasion zombie et des gens qui essaient de survivre. Il va être ici question d’enjeux politique (gestion de la crise), sociaux (le twist des migrants), et bien entendu monétaire. Car oui, dans notre société capitaliste, la guerre est un business lucratif et The Rezort pousse ce concept à l’extrême. Les zombies sont ici relégués au second plan, du moins dans sa première partie. L’île est en quelque sorte un lieu de pèlerinage où les gens peuvent venir exorciser leurs démons moyennant une grosse participation pécuniaire. La mise en scène de Steve Barker est une fois de plus très soignée, ne nous donnant jamais l’impression d’avoir manqué de budget. Son film fait preuve d’une belle efficacité dans son ensemble, même s’il perd de sa superbe dans sa deuxième moitié où il devient un film de zombies bien plus ordinaire où les quelques survivants vont simplement essayer de s’échapper de l’île. Le réalisateur se prend à ses propres pièges, insistant trop sur les installations de l’île, sur son concept, handicapant pour le coup le rythme de son film (c’était déjà le cas sur ses films précédents). Néanmoins, il arrive à instaurer un climat assez particulier et une bonne tension grâce à des personnages certes clichés, mais plutôt bien interprétés par un casting qui se donne à fond. Mention spéciale à Dougray Scott (Desperate Housewives, Mission Impossible 2) qui tire clairement son épingle du jeu.
The Rezort est un film de zombie un peu plus intelligent que la moyenne qui sait se montrer divertissant à défaut de marquer les esprits. Dommage que la deuxième moitié du film tombe dans la facilité…
Critique originale : Entrez une description du lien ici
Créée
le 4 mai 2019
Critique lue 329 fois
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le 31 juil. 2016
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le 30 mai 2016
SuivreDans l'ensemble c'est un bon twist sur le thème sur-exploité du zombie. Ils sont par ailleurs ici au second plan, avec l'idée assez originale que l'épidémie est finie et qu'on fait des safari...
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