La folk horror est bel et bien de retour, souvent minimaliste, avec un budget ridicule. The Severed Sun réussit son économie de moyens, les rares moments gores sont d’une grande efficacité. Mieux encore, le film embrasse pleinement le fantastique (jusqu’ici boudé par ses pairs).
C’est un film contre le patriarcat et pour l’émancipation féminine au sein d’une communauté sectaire. Sa force réside dans le fait d’être du côté du mal plutôt que du bien, tant celui-ci est corrompu par la violence et l’inceste. Le salut passe donc par la mort, perpétrée par un démon sauveur. (au design peu original)
Le film n’est pas le plus esthétique du genre, malgré quelques beaux plans de paysage. La photographie est parfois à la limite de l’amateurisme, mais la force de l’écriture du scénario fait pardonner ces défauts visuels. Les acteurs sont très bons et ont tous un physique qui sied au genre.
L'introduction rappelle Dune de Lynch est rien que pour cela, il mérite son 5.