Un mystérieux groupe criminel manipule et ridiculise la police de Macao en subtilisant une fortune en crypto-monnaie. La police devenue impuissante doit se résoudre à faire appel à un vieux briscard, capable de rivaliser avec l’IA de la police (mdr)...
Ce sont les fans de la première heure de Jackie Chan (Vanguard - 2021) & Tony Ka Fai Leung qui seront comblés. Pouvoir retrouver ces deux grands noms du cinéma hongkongais sur grand écran, qui non seulement se donnent la réplique mais se fightent vénère à bon nombre de reprises.
Mais hélas, comme bien souvent avec ce genre de film, on va le voir non pas pour son scénario mais pour ses scènes d’action. Et c’est bien là le problème, car ce remake de Filatures (2007) de Yau Nai-hoi (et dans lequel jouait déjà Tony Ka Fai Leung) avoisine les 150 longues minutes là où l’oeuvre originale performait avec seulement 90 min au compteur (et c’était amplement suffisant).
Ici, on doit se farcir de longs tunnels de dialogues, des digressions scénaristiques dont on se contrefout, tout ça pour meubler alors même que le film aurait grandement gagné à être resserré (l’une des meilleurs scènes du film se résume en à peine 30 min du métrage,
avec le huis clos dans l’immeuble après la filature et l’invitation à dîner).
Sans compter sur toute la première partie, foncièrement dégueulasse avec tous ses glitchs ridicules et cette mise en scène pompeuse (j’avais parfois l’impression de regarder une prod’ EuropaCorp ou un pseudo remake d’Insaisissables - 2013).
Se mettre des coups de tatanes dans la gueule, ça va 5min, mais pendant près de 2h30, faut pas déconner ! On a même droit à de rares scènes qui puent les CGI foireux
(le saut à l’élastique depuis la "Macau Tower", suivie d’un saut en parachute).
Alors certes, c’est toujours plaisant d’y retrouver Jackie Chan (71 ans) & Tony Ka Fai Leung (68 ans), mais compte tenu de leur grand âge, voir ces 2 grands-pères qui défient les lois de la physique ça m’a bien fait rire (c’est dans ces moments là que l’on se rend compte de ce qu’est réellement la magie du montage pour arriver à nous faire croire qu’ils assurent eux-mêmes toutes les cascades et d’en arriver à un point où le réalisateur va jusqu’à se dire "balek", mon personnage va tuer à mains nues, à lui tout seul, une centaine d'hommes, rien à foutre d’une quelconque cohérence ou logique scénographique). Concernant le reste de la distribution, je reste assez dubitatif sur les criminels spécialisés dans le hacking, en effet, difficile de les prendre au sérieux (ils ont tous des gueules d’androgyne et sont censés être des bad guys, vraiment ?). Ah, j’allais en oublier la scène post-générique, qui enfonce le clou dans le ridicule, mais on n’est plus à ça près.
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