Fincher et les malheurs du trou du cul...

Le héros de ce film est un trou du cul, ce n'est pas moi qui le dit mais sa copine qui le largue au début du film dans une scène très pénible qui a pour seul intérêt la confirmation du postulat sus mentionné.


Le trou du cul a inventé facebook. Moi, tout ce que je connais de facebook, ce sont les mails qu'il m'envoie de temps en temps quand il a piqué à un de ses adeptes mon adresse mail et qu'il prétend que l'ami en question voudrait me voir sur ce truc... Avec des méthodes pareilles, autant vous dire que facebook n'est pas de mes amis... Mais passons, il parait que le film n'est pas qu'un film sur la création du réseau social que le reste de l'univers nous envie...


Eh bien, en fait, si, le film ne raconte que cela, à l'aide de personnages tous plus tristes les uns que les autres : un trou du cul pénible, des jumeaux horribles, des femmes inexistantes, un méphisto de pacotille sur la côte ouest et une vague tentative pour faire jouer à Anthony Perkins jeune un personnage un peu moins anormal que les autres...


Au moins, je sais à quoi ressemble un jeune maintenant. Il n'a pas de vie, pas de plaisirs, des goûts musicaux pitoyables, aucun intérêt pour quoi que ce soit de réel, et passe des soirées de merde. Ah, j'oubliais le principal : le jeune n'a pas d'humour.


Avec ces personnages un peu simplistes, Fincher, cinéaste de talent moyen mais qui commence à avoir de la bouteille, fait le job correctement, et on arrive, passées les premières vingt minutes, à ne pas trop s'ennuyer. Il va sans dire que le goût du produit est aussi vite oublié qu'avalé et que j'aurais été bien incapable de parler de ce film ne serait-ce que demain...


Sinon, je ne suis pas certain que l'immense vacuité de ce film ne reflète pas une certaine vérité qui porte avec elle son lot d'inquiétudes. La façon dont, ici et là, et en particulier sur ce site, beaucoup de gens semblent aduler ce petit film apporte avec elle une couche d'angoisse supplémentaire.

Créée

le 1 nov. 2010

Critique lue 4.6K fois

Torpenn

Écrit par

Critique lue 4.6K fois

101
338

D'autres avis sur The Social Network

The Social Network

The Social Network

9

Sergent_Pepper

le 28 déc. 2014

Suivre

Around the crowd in a day.

Alors que Fincher optait dans Zodiac pour la distance et l’atonie comme remède à l’hystérie souhaitée par un psychopathe, le sujet qu’il aborde dans The Social Network va impliquer un changement de...

The Social Network

The Social Network

8

Clément

le 1 nov. 2010

Suivre

Critique de The Social Network par Clément

"senscritique-moi et allons boire un verre"

The Social Network

The Social Network

5

Torpenn

le 1 nov. 2010

Suivre

Fincher et les malheurs du trou du cul...

Le héros de ce film est un trou du cul, ce n'est pas moi qui le dit mais sa copine qui le largue au début du film dans une scène très pénible qui a pour seul intérêt la confirmation du postulat sus...

Du même critique

Into the Wild

Into the Wild

5

Torpenn

le 17 nov. 2012

Suivre

Itinéraire d'un enfant gâté

A 22 ans, notre héros, qui a feuilleté deux lignes de Thoreau et trois pages de Jack London, abandonne sans un mot sa famille après son diplôme et va vivre deux années d'errance avant de crever comme...

Django Unchained

Django Unchained

4

Torpenn

le 22 janv. 2013

Suivre

Esclavage de cerveau

Aussi improbable que cela puisse apparaître à mes lecteurs les plus obtus, j’aime bien Tarantino, je trouve qu’il arrive très bien à mettre en scène ses histoires, qu’il épice agréablement ces...

Le Parrain

Le Parrain

10

Torpenn

le 6 janv. 2011

Suivre

Le festival de Caan...

Tout a déjà été dit sur ce film, un des plus grands jamais réalisé. Tout le monde a vanté, un jour son casting impeccable : un Brando ressuscité, un Pacino naissant, bien loin de ses tics...