Vu le sujet de ce film, il y a de quoi être sceptique avant de le voir. J'avais moi-même un léger à priori. Je ne m'attendais pas à une sorte de LOL 2 non plus cela dit.

Parler de facebook ça peut être très intéressant, mais ça peut aussi être désespérant de connerie.

Ce n'est pas un film comique, ce n'est pas un film pour rameuter tous les adolescents qui utilisent facebook et qui sont tous euphoriques d'être acteurs de ce phénomène nouveau. Ca aurait vraiment pu être le cas, mais pas par David Fincher en tout cas.

La conception de facebook est retracée avec une fidélité passionnante. J'aime un peu moins l'aspect économique développé sur la deuxième moitié du film.

Malgré l'omniprésence du vocabulaire réseau et économique dans les dialogues, l'ensemble est clair et capte agréablement notre intérêt.

Ca traine rarement en longueur. Une fois ou deux, je me suis dit que l'histoire n'évoluait pas beaucoup depuis un petit moment. C'est sans doute dû à la mise en scène très sobre et américaine qui ne distrait pas énormément (on a une immense majorité de plans très simples, mis à part la scène d'aviron).
A côté de ça, le rapport entre la mise en scène et le film est intéressant. On a des étudiants extrêmement talentueux et assidus (c'est du moins le cas des deux frères sportifs). La mise en scène très carrée, nette et précise donne également cette impression que le réalisateur a appris l'audiovisuel à bonne école, qu'il est lui même, comme ses personnages, un "bon élève".

Parlons-en des personnages, ils jouent excellemment bien ! La présence de Timberlake en inquiétait plus d'un, mais au final il est crédible, à fond dans son personnage. Jesse Eisenberg est excellent, et les dialogues y sont pour beaucoup.

La bande son est vraiment excellente aussi, c'est incontestable. Il en résulte une ambiance générale qui colle bien à la peau, qui nous engage dans le combat des protagonistes.

Je l'ai déjà dit, mais tout est vraiment bien écrit, l'histoire est très bien structurée (parallèle entre procès et faits passés), on a une dose d'humour équilibrée et efficace qui nous empêche de tomber dans un surplus de sérieux et de notions difficiles à comprendre.

Tous ces éléments font de The Social Network un très bon film.
Endless_
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Cinéma 2010-2011

Créée

le 7 nov. 2010

Critique lue 324 fois

Endless_

Écrit par

Critique lue 324 fois

2

D'autres avis sur The Social Network

The Social Network

The Social Network

9

Sergent_Pepper

le 28 déc. 2014

Suivre

Around the crowd in a day.

Alors que Fincher optait dans Zodiac pour la distance et l’atonie comme remède à l’hystérie souhaitée par un psychopathe, le sujet qu’il aborde dans The Social Network va impliquer un changement de...

The Social Network

The Social Network

8

Clément

le 1 nov. 2010

Suivre

Critique de The Social Network par Clément

"senscritique-moi et allons boire un verre"

The Social Network

The Social Network

5

Torpenn

le 1 nov. 2010

Suivre

Fincher et les malheurs du trou du cul...

Le héros de ce film est un trou du cul, ce n'est pas moi qui le dit mais sa copine qui le largue au début du film dans une scène très pénible qui a pour seul intérêt la confirmation du postulat sus...

Du même critique

Rubber

Rubber

7

Endless_

le 11 nov. 2010

Suivre

No reason

Rubber est un film qui marque par le thème qu'il propose, destructeur de conventions, destructeur de prestige auprès d'autres films qui seraient marquants par leur histoire grandiose. Ce thème, c'est...

Only God Forgives

Only God Forgives

5

Endless_

le 22 mai 2013

Suivre

"He's not such a good fighter". Hélas, elle a raison...

Étranges sensations en sortant de la salle... La première fut l'impression de sortir d'une grotte après une bonne décennie d'isolation. Enter The Void est le seul film qui me fit également cet effet,...

Requiem pour un massacre

Requiem pour un massacre

9

Endless_

le 29 nov. 2010

Suivre

"Aimer... Avoir des enfants..."

C'est chose faite, je suis allé et j'ai vu. Requiem pour un massacre, le film qui nous téléporte directement au coeur de la Biélorussie austère, archaïque, rurale, et autres qualificatifs ...