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On ne pourra pas reprocher à Coralie Fargeat d’avoir manqué d’ambition visuelle, mais The Substance confond cruellement radicalité et lourdeur. Derrière une esthétique léchée et un pitch prometteur sur la dictature de la jeunesse, le film s'avère être une coquille vide étirée sur plus de deux heures.
Le principal problème ? Son incapacité totale à faire confiance à son public. La satire du Tout-Hollywood est assénée avec la subtilité d'un marteau-piqueur. Chaque métaphore est surlignée, répétée, puis réexpliquée à coups de design sonore assourdissant et de gros plans ultra-saturés. Ce qui aurait pu être une fable noire percutante devient très vite un exercice de style épuisant et prévisible.
Quant au virage body horror du dernier acte, il sombre dans un délire grotesque qui ne provoque ni effroi ni réflexion, mais seulement de l'ennui face à tant de surenchère gratuite. Demi Moore et Margaret Qualley s'investissent pleinement, mais leur engagement ne suffit pas à sauver ce naufrage prétentieux.
Un produit bien emballé, mais définitivement périmé.
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il y a 2 jours
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