Là où le cinéma d'horreur actuel a tendance à nous resservir les mêmes formules usées jusqu'à la corde, Obsession débarque avec une fraîcheur et une audace réjouissante. Ce premier film de Curry Barker prend un pitch en apparence classique — un vœu magique qui tourne au cauchemar — pour le transformer en un engrenage psychologique profondément malaisant et captivant.
Le métrage brille par son ton si particulier, oscillant avec brio entre humour noir grinçant, gêne palpable et vraie terreur tragique. Loin de s'appuyer sur des sursauts faciles ou une surenchère d'effets visuels, la mise en scène installe une tension étouffante autour du concept de la dépendance affective et de la possession sentimentale. On sent un vrai parti pris de cinéma qui refuse les schémas classiques du film d'horreur pour proposer quelque chose de vraiment singulier.
Une excellente surprise de genre, originale et maîtrisée, qui prouve qu'on peut encore renouveler le thriller horrifique. Un 8/10 très largement mérité.