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Un requiem for a dream plus trash avec sa petite pointe d'humour. Voilà ce qu'annonce The Substance.


La chute ultime après le shoot où l'ame est prête à rever.

Inerte au sol, l'anesthésie opère le temps d'un instant. Mais le compte à rebours est lancé.. Place à la Renaissance, fictive, grâce à cette merveilleuse héroïne.

Margaret Qualley est l'héroïne, la meilleure, la bonne, la sûre, et la plus désirée de toute. Elle n'est pourtant qu'illusion. Elle est cette drogue, qui exerce mutilation au corps.


Sept jours, c'est la moyenne théorique du sevrage physique de la substance. Sept jours, c'est le retour à la 'normale'. Mais qu'en est-il de la dépendance psychique ?

L'extase ne permet plus la raison, ni la raison d'être. L'être ne pense plus.

L'héroïne prend toute la place, séquestre l'âme, l'abandonne, puis la ronge de haine.


L'excès est ce film, à travers tout les plans. L'excès de 'chirurgie'. L'excès de drogue, et c'est la pourriture des membres. La nécrose totale. L'être se desintègre à petit feu, avec toujours un peu moins d'estime et de dignité. Que lui reste t'il ? L'excès de monstruosité. L'homme ne se voit plus et n'est plus vu que comme un monstre. Il est déformé parce que la société lui demande d'être un autre. L'intoxication devient la seule et unique réponse à ce sentiment de n'être plus, à cette impression d'inéxistence.

Pour donner 'une meilleure version de ' soi-même.

Et 'Ce qui a été pris d'un côté est pris de l'autre.' prévient il.

L'âme est alors prise à son propre piège.

'On se sent toujours un peu plus seul et abandonné' annonce t il.

La substance prend possession, l'ame n'ose s'en passer. C'est le cauchemar assuré.


La prise de conscience de cette auto-destruction est bel et bien possible. Et le brun d'humour montre qu'il y a de l'espoir.

L'adrénaline vient faire revivre cette vieille âme meurtrie.


Petit clin d'œil à Hollywood et son côté surfait ; l'anti vieillesse à tout prix, au prix de l'âme. Un mal être avant tout, mais le déni face à tout.

Pour une dose d'estime de soi, rien ne vaut une petite chirurgie, puis d'autres qui s'enchaînent sans fin, sans faim. L'humain ne se nourrit plus que de liquide.

Ce n'est plus une opération, c'est une boucherie.


Le créateur, l'intermédiaire, ou le dealer peu importe quel nom lui est donné, ne fait que redonner la responsabilité au consommateur de sa potion. Un dédouanement absolu face aux conséquences dévastatrices dont ce pauvre toxico ne pouvait mesurer . 'si j'avais su' disent ils tous, après le chaos.


Le discours lui, n'est qu'un simple mensonge. Le faux semblant sur scène, et son sourire forcé n'est que parade. La souffrance est, elle, aucunement rendue publique. Et la substance n'est que croyance d'un remède miracle pour raviver l'ame.

Merde alors. La drogue c'est d'la merde !

Bouglibougi
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il y a 2 jours

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Bouglibougi

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