Alors que dire de ce chef-d'œuvre ? Une seule chose : je ne peux que noter une étrange ressemblance avec la saga Alien. Je serais même en capacité de donner un titre à cette critique : The Thing ou l'Alien d'Antarctique... ou de glace - choisissez à votre guise.
Le film s'ouvre sur un chasseur tentant vainement de tuer un chien - nous comprendront la raison de son acharnement que bien plus tard. Nous pouvons penser que ce dernier est certainement pris de la folie de l'isolement, étant donné qu'il n'y a foule dans ce désert de neige, de froid et de glace, mais très vite, les Américains décident de rendre visite aux Norvégiens et vont découvrir une créature libérée de sa prison de glace. Pour les fans d'Alien, vous venez sans doute de repérer le premier point commun. Celui-ci n'est pas le dernier, loin de là. The Thing emprunte à Alien une majeure partie de son schéma narrative avec des scènes qui sont, soit une pure copie ou bien un clin d'œil plus qu'évident. Le ventre, le feu, la peur et l'horreur.
Cependant, ce film se veut aussi comme une vision des grandes découvertes et des possibles de la science, de l'incertitude de l'Homme face à celle-ci. Et si la glace emprisonne réellement ce type de créature ? John Carpenter s'est-il assis sur son fauteuil ou sur un banc face à la mer pour réfléchir à cette question ? Ce film est-il le fruit de sa réflexion ?
L'improbable impossible déchaine les flots de l'Imaginaire.