Tree of Life est à l’image de son réalisateur, une oeuvre assez énigmatique. Beaucoup ont du mal, d’autres faisant parti des adorateurs de Terrence Malick, ne sont pas forcèment dans une optique d’adoration, d’un chef d’oeuvre ultime d’un des plus grands réalisateurs de tout les temps, mais réfléchissent sur ce qu’évoque réellement ce film dans la filmographie du cinéaste. De ce que peut raconter cette palme d’or
Il est vrai que Tree of Life interroge. Beaucoup plus que les précédents films de Malick. On retrouve beaucoup d’éléments de ce cinéma si singulier, si iconoclaste au sein du cinéma étasunien. Néanmoins ce long-métrage par rapport aux précédents marque un changement radicale. Les voix off omniprésente et participe à une hypnose philosophique qu’enclenche le réalisateur. Une linéarité qui disparait, nous fait perdre dans une interrogation, une réflexion, un labyrinthe psychologique et émotionnelle dont on ne trouve pas une sortie, mais on s’en satisfait. Mais retenons la présence de la nature qui n’est pas nouveau dans son oeuvre, mais qui cette fois-ci interragit avec les personnages, jusqu’à en devenir le protagoniste.
Cette nature, c’est cet fameux arbre de la vie. Il est mentionné, mais jamais montré explicitement, si ce n’est ce petit pied microscopique, qui va grandir et encore grandir. Ce pied incarne l’espoir de l’humanité, mais pour Malick tout ce renvoie à la signification de la vie. Beaucoup s’arrêteraient à ces images du cosmos, du big bang, des scènes de dinosaures sortant d’un mauvais films de Science-Fiction. Mais arrêtons nous sur la signification de ces images, qui renvoient à une croyance du monde, de la nature, de la vie.
La nature, c’est bien le sujet de ce long-métrage. On peut y voir comme si souvent chez Malick une beauté qui nous émerveille. Chaque plan loue le travail admirable du chef opérateur de Malick, Emmanuel Lubezki. Mais s’arrêtait sur un aspect esthétique c’est s’éloigner de ce qu’évoque réellement Tree of Life. La nature, elle n’est pas binaire, mais contrarié d’une dualité qu’incarne le père incarné par Brad Pitt, qui est la nature qui lutte, qui se bat pour trouver sa place. De l’autre nous avons la mère ou Jessica Chastain est la meilleure pour jouer la grâce, la simplicité. Cette dualité ne forme pas un Ying ou un Yang comme on pourrait le penser, le croire, mais amène de véritable maux de tête à cet enfant qui sur les quelques scènes ou il est adulte semble détruit, tiraillé, perdu. Comme si ne plus croire en ce qui voyait l’amenait à sa perte.
Il est difficile de mettre des mots de manière simple sur cet œuvre qui continue d’obséder énormément de cinéphiles. Tree of Life dans l’œuvre de Malick s’éloigne de ce qui faisait précédemment, mais s’ouvre sur un nouveau chapitre ou la croyance occupe désormais une place importante chez le réalisateur. Ses films qui ont suivi, s’éloigne de son standard, mais reste tout de même intéressant, intriguant et prolonge encore plus le labyrinthe réflexif qu’à ouvert le réalisateur. Nous spectateurice nous sommes aussi attiré par essayer de trouver une réponse, essayer de comprendre ces images de cet arbre. Qu’on ne voit pas, mais qui nous amène cette croyance. Quelle est cette croyance, peut-être qu’on le sera un jour. En attendant cet arbre c’est peut être l’équilibre que n’a pas pu avoir Jack O’Brian