Dans un passé pas si éloigné, le village était renommé pour son festival de théâtre nô. Désormais, la décharge, monstrueuse, ses champs de déchets et son imposante usine ont ravagé le paysage, étouffé le village et condamné ses habitants à une existence isolée, appauvrie et sans espoir. Contraint de rembourser les dettes contractées par sa mère, Katayama Yu travaille dans cette usine et la nuit accepte de participer à une activité annexe interdite. Nakai Misaki, une amie d'enfance de Yu, revient au village et va bouleverser le morne quotidien de Yu.
Ce film japonais est sombre. L’atmosphère est pesante, même si quelques moments de douceur s’interposent. On peut lui reprocher un rythme lent, notamment lors des scènes de théâtre nô. Ces masques sont employés dès lors que la colère, la jalousie ou la haine submergent le caractère propre de la créature représentée, en l’occurrence, Yu. Mais le film n’en reste pas moins intéressant par sa construction narrative et les thématiques qu’il aborde.
L’ascension sociale, tout d’abord, apparait ici comme difficile à atteindre et peut s’effondrer en un instant. Par ailleurs, le réalisateur nous présente les autorités et les pouvoirs concentrés entre les mains d’une seule famille. Il aborde également les conséquences environnementales lié à l’activité humaine, en l’occurrence polluante. Enfin, il nous invite à rester vigilant face à la communication d’une entreprise, qui même si elle recycle les déchets, cherche avant tout à faire du profit
Le casting est parfait. En tête, Ryūsei Yokohama, bouleversant.