Trois délinquants ultra-violents, Elroy, Q et Cody, appartenant à un gang de bikers, se rendent à une petite sauterie organisée pour les 50 ans de la mère de Cody. La fête bat son plein, l'ex de Cody fait son apparition pendue à l'entrejambe de son nouveau mec, l'alcool coule à flot, ça galoche de partout. Une fois la baraque mise à sac, tout le monde se casse. Tout le monde sauf les trois amis, la copine de Q et la soeur de l'ex à Cody.
C'est alors que la soirée dérape. Avec au programme possession, hectolitres de sang et une bande de psychopathes tout droit sortie des sixties...

Si The Hamiltons laissait entrevoir certaines qualités, The violent kind sonne, déjà, comme un sérieux coup d'arrêt. Le mélange des genres n'est pas toujours une bonne chose, et ici cette mélasse entre film de bikers, Evil Dead-like, thriller et science-fiction ne fonctionne pas une seule seconde. La faute à un casting tellement mauvais que t'en chiale tout d'abord. Pas un seul biker ne fait "vrai", et surtout pas le personnage principal, blond à la Kurt Cobain, au secours ! La faute à un rythme forcément étrange, forcément divisé distinctement. La première partie peut plaire, c'est bourré d'action, c'est pas moche même si l'éclairage fait cheap qui ne s'assume pas, c'est bien sanglant, c'est digne d'une bonne petite série B. Dans ce joyeux foutir les deux réas emmènent, avec la finesse d'un Michael Bay, une autre menace, par le biais de silhouettes dans les plans d'extérieur. On pense à du Prince des Ténèbres, sans le talent de Big John évidemment. Et c'est alors que la seconde partie commence, menée par un groupe de psychopathes, sortis des 60's, visiblement très intéressés par les possédés et du genre pas du tout sensibles à la douleur. Là c'est le drame, impossible de ne pas rire devant un tel déferlement de séquences ridicules, qui tentent de se rapprocher de la bizarrerie d'un Lynch. Et hop, après ça on nous parle fin du monde, invasion d'ET, à l'aide de SFX embarrassants.

Sans aucun liant, casting raté, direction de comédiens foireuse, un peu m'as-tu-vu, encore un film hypé dans certains festivals qui s'avère être un navet.
Bavaria
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le 12 mars 2012

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