En 1630, en Nouvelle-Angleterre, une famille dévote s’établit aux confins de la forêt pour y mener une vie pieuse avec leurs enfants. Loin de toute civilisation et cultivant leur lopin de terre, très rapidement, leur nouvelle vie va virer au cauchemar avec la disparition de leur nouveau-né et leurs récoltes infructueuses…
Le réalisateur nous replonge dans l’Amérique du XVIIème siècle, gangrénée par le puritanisme et la chasse aux sorcières. On y fait la connaissance d’une famille d’intégristes, enfermée, voir engluée dans son fondamentalisme religieux (au point d’être chassée de leur village de colons). La paranoïa et le surnaturel viennent s’immiscer au sein de cette famille, la faisant voler en éclat jusqu’au point de non-retour.
Pour son premier long-métrage, Robert Eggers (The Northman - 2022) parvient à recréer une ambiance glaciale et macabre, la photo signée Jarin Blaschke n’y est clairement pas pour rien (tourné à la lumière naturelle). Les décors ternes, cette forêt inquiétante, ce fondamentalisme poussé à l’extrême et ces personnages si bien écrits, tout cela parvient à s’imbriquer de la plus belle des manières et ne relâchera jamais la pression durant ces (petites) 90 minutes.
L’autre force du film réside dans sa distribution qui met en lumière d’excellents acteurs dont (c’est la révélation du film) la jeune Anya Taylor-Joy (Last Night in Soho - 2021), 19ans lors du tournage, aux côtés des non moins impressionnants Ralph Ineson & Kate Dickie.
Un premier film brillant, tant en termes d’écriture que de mise en scène, Robert Eggers est un nouveau cinéaste à suivre de près.
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