Deux fillettes au caractère et milieu social différents, vont tisser des liens le temps d’un été.
Sun est issue d’un milieu populaire. Malgré un père alcoolique et violent, elle est entourée d’une mère bienveillante/affectueuse et d’un petit frère espiègle (à la petite bouille toute craquante). Timide, naïve, d’une gentillesse folle, elle est rejetée par ses camarades de classe.
La venue d’une nouvelle la réjouit d’emblée. Ji Ah est exactement son inverse, fille unique, petite peste, pourrie et gâtée. Sa vie luxueuse cache une misère affective, elle est délaissée par ses parents, uniquement préoccupés par leur travail.
La solitude, entre autres, va rapprocher ces deux fillettes que tout oppose. Que leur réserve cette amitié à un âge où l’on change d’avis comme de chaussettes ? Où l’influence et le regard des autres, jouent un rôle primordial dans nos décisions.
Un voyage dans le monde de l’enfance rempli de spontanéité tantôt cruelle, tantôt joviale, est abordé en toute délicatesse.
J’ai complètement fondu devant cette brochette d’enfants aussi talentueux et expressifs les un(e)s que les autres. Leur caractère est parfaitement retranscrit dans leur jeu incroyable de réalisme. J’en ai eu le cœur retourné. Cette réalisatrice talentueuse a su me transmettre les émotions avec une extrême précision. Je me suis tellement reconnue dans la protagoniste, j’ai plongé dans mes souvenirs d’enfance, comme si c’était hier.
Une jolie perle visuelle et subtile, dédiée à l’enfance : ses tracas, ses traumatismes, ses trahisons blessantes, ses instants de joie éphémère dans sa naïveté la plus pure.
Émouvant à souhait. D’une beauté poétique.