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le 27 avr. 2026
SuivreL'abominable homme (des neiges)
Avec The Yeti, on revient volontairement vers le film de monstre d’une époque révolue, celle où la CGI était absente et où l’horreur reposait avant tout sur la suggestion, les costumes et...
Avec The Yeti, on revient volontairement vers le film de monstre d’une époque révolue, celle où la CGI était absente et où l’horreur reposait avant tout sur la suggestion, les costumes et l’atmosphère. Le film respire le cinéma des années 70, tout en ancrant son récit dans les années 40, assumant un classicisme presque nostalgique.
Au cœur d’une région sauvage et hostile, une mission de sauvetage est envoyée pour retrouver une équipe portée disparue dans les montagnes enneigées. Isolés du monde, confrontés à des conditions climatiques extrêmes, les membres de l’expédition vont vite comprendre que la faim, le froid et la paranoïa grandissante ne seront pas leurs seuls soucis.
Initialement attiré par l’idée de replonger dans cette époque cinématographique et par la présence de Jim Cummings au casting, le film laisse entrevoir de belles intentions. L'ensemble du casting évoque avec un certain succès les personnages de genre d’antan, à une période d'après-guerre où la monstruosité a déjà fait des ravages (visibles sur certains d'entre eux). Malheureusement, malgré ce capital sympathie et un démarrage qui nous fait rapidement remonter le temps, le film peine à tenir en haleine et échoue véritablement à faire frémir malgré quelques charcutages qui savent activer nos zygomatiques dans certaines situations.
Visuellement, The Yeti est indéniablement abouti. Le travail sur les décors, les costumes et la photographie nous replonge efficacement dans cette époque, avec un souci du détail appréciable. Cependant, cette réussite esthétique ne suffit pas à compenser l’absence de véritable menace palpable.
La peur du monstre, tout comme le sentiment d’oppression lié à l’immensité sauvage et aux conditions extrêmes, ne transparaît jamais réellement. On ne tremble ni pour les personnages, ni face aux situations dans lesquelles ils sont placés.
Les enjeux tardent à s’installer, et les frictions entre les membres de la mission restent longtemps trop timides pour susciter un réel intérêt. Ce n’est que dans le dernier acte que le film semble enfin décoller, en opposant plus frontalement les protagonistes et en assumant enfin ses conflits. Faut-il devenir un monstre pour en tuer un autre ?
Mais cette montée en puissance arrive trop tard. Le spectateur est resté à distance durant l’essentiel du métrage, observateur plus qu’acteur émotionnel de ce qui se joue à l’écran.
The Yeti est un hommage sincère à un ancien cinéma de genre, porté par une direction artistique solide et une envie manifeste de faire revivre une certaine forme d’horreur. Mais faute de tension, de peur et d’enjeux réellement engageants, le film m'a laissé sur le bord d'un chemin enneigé.
Un potentiel certain, malheureusement sous-exploité. Dommage.
Créée
le 27 avr. 2026
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