Le nom de Thornton Freeland n'est pas resté dans la mémoire de l'histoire du cinéma. Il signe pourtant ici un petit film du pré-code qui montre dans certaines scènes qu'il en avait sous le pied. Notamment lorsqu'il croque les habitants de la petite ville conservatrice au début du film. Le traveling de la quête à l'église est un petit bijou de mise en scène où chaque personnage est défini par sa façon de faire son offrande.
Un film malheureusement un peu en dents scie où le meilleur côtoie le moins bon. Mais on reste tout de même sur un bon niveau en moyenne, avec de très bon gags. On le doit aussi par son scénario du pré-code qui aborde encore des sujets qui vont vite disparaitre des films hollywoodiens. Ainsi, le fait même que toute l'histoire tourne autour d'une romance adultère en fait un film atypique. On note aussi un féroce portrait du patriarcat dans le show business avec le producteur Ford Humphries, pour qui le talent doit être à l'égale de la beauté et plus encore...
Le film se termine malheureusement sur une scène conclusive des plus bancale. Dans un happy-end forcé et pas très heureux.