Sur un malentendu, on peut toujours conclure, et même réaliser un bon film alors qu’il vous échappe et qu’on n’en est pas l’auteur. Pas ici.
Je serai d’accord une fois dans ma vie avec Les Cahiers du cinéma : Franju est médiocre. On voit bien ici pourquoi.
J’aime bien le Sang des bêtes, et dans le même style Thérèse Desqueyroux, seulement là où il y avait une grâce particulière dans le film adaptant Mauriac, ici l’alchimie ne prend pas. Franju est atone, sans rythme, sans ambition, froid. Ça peut bien sonner avec une histoire intimiste, voire bizarre, mais pour un roman de guerre en frou-frou, il y a un truc qui tombe à plat. On attend le lyrisme. On se demande si c’est voulu, comme pour les autres films. Et puis, on comprend que c’est juste de l’incompétence. Il n’a aucun sens de la mise en scène, incapable de faire des choix, de trouver le ton adéquat… Finalement, il y a là-dedans ce que les cahiers exécraient dans un certain cinéma français : les adaptations creuses.
Apparemment Franju a commencé comme décorateur de théâtre.
Commentaire complet à lire sur La Saveur des goûts amers
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