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le 20 janv. 2013
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THX 1138, c'est ce film néo-futuriste dans lequel George Lucas nous livre sa vision d'un futur froid et déshumanisé.
Ce film présente une société qui formate l'être humain jusqu'à ne laisser de lui que l'ombre de ce qu'il était. C'est une version bien plus radicale du célèbre « métro, boulot, dodo », poussée à son paroxysme. Plus de plaisir charnel, plus de loisirs, plus aucun moyen de décompresser. Les hommes et les femmes ne sont plus que des matricules programmés pour travailler, obéir et survivre dans une existence vide de toute émotion et tout ça à base de médicaments et de thérapie perverses. Ici, le plaisir est un délit. La déshumanisation fait fonctionner la coquille.
L'atmosphère est déprimante, angoissante et constamment pesante. L'exemple le plus marquant reste cette immense prison entièrement blanche, dont le vide finit presque par rendre le spectateur fou. Pourtant, THX garde son calme et poursuit inlassablement son désir de liberté. Et lorsqu'il parvient enfin à sortir de cette coquille, c'est presque une délivrance que l'on ressent avec lui. C'est précisément à cet instant que j'ai pleinement apprécié le film et compris tout son propos. J'ai eu le sentiment de partager la même émotion que Robert Duvall lorsqu'il atteint enfin la sortie.
Côté interprétation, c'est surtout Donald Pleasence qui m'a marqué. Son jeu est d'une grande justesse, notamment dans cette scène où, face à l'image de ce néo-prophète, il prie avec une profonde détresse, comme s'il suppliait d'avoir une place dans ce monde, ou tout simplement une identité.
Enfin, j'ignorais que Francis Ford Coppola avait contribué à la production du film. Pour un premier long métrage, George Lucas signe une œuvre audacieuse et marquante dont il s'inspirera pour Star Wars. Chapeau, Monsieur Lucas.
Créée
le 5 août 2026
Critique lue 3 fois
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le 20 janv. 2013
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